Nathan

Petit

-73kg | J2

Fiche d'identité

Date de naissance

24 novembre 1997 (26 ans)

Lieu de Naissance

Romans-Sur-Isère (26)

Taille

1m81

Catégorie

-73kg | J2

Club

Dojo Romanais (26)

Informations clés

Main forte

Droite

Technique favorite

Tai-otoshi

Meilleur résultat

Médaillé de bronze - Championnat du Monde Birmingham 2023

Club précédent

Judo 83

Palmarès

COMPÉTITIONS
JEUX PARALYMPIQUES
0
0
0
CHAMPIONNATS DU MONDE
0
0
2
CHAMPIONNATS D'EUROPE
0
0
1
IBSA TOUR
0
0
0
CHAMPIONNATS DE FRANCE
0
0
0

Les Stats'

Nombre de combats 
0
68%

DE VICTOIRES

Nombre de combats 
0
66%

DE VICTOIRES

SES MAINS SONT SES YEUX

Un titre. Voilà ce qui manque à Nathan Petit. S’il a remporté trois médailles de bronze aux championnats du monde, l’argent et le bronze européens, il n’a pas encore atteint « l’objectif ultime ».

Sa première participation aux Jeux paralympiques, à Tokyo, l’a laissé sur sa faim. Il refait en détail le film de son quart de finale contre un Coréen, « plus fort », puis son deuxième combat de repêchage, perdus. « Mon dernier adversaire a marqué waza-ari mais j’ai recollé à trente secondes de la fin. J’étais bien mentalement, prêt pour le golden score, mais j’ai perdu bêtement, sur une technique pas très forte ». Cette cinquième place « frustrante » a été la base de l’olympiade jusqu’à Paris. Le travail a été moins technique que psychologique : se souvenir de l’état dans lequel il était pour ne pas le reproduire et, à la prochaine occasion, parvenir à conclure.

Ingénieur depuis deux ans, il fait preuve de méthode et d’analyse dans la préparation des combats mais doit aussi s’en libérer pour être « réactif ». « Savoir quand déclencher une attaque, c’est aussi de l’instinct », estime l’Isérois, entré en équipe de France en 2017 « avec de fortes ambitions ». Au départ d’un combat entre malvoyants, une main est positionnée au revers, l’autre à la manche, entre la main et le coude. C’est souvent « une bataille » pour saisir l’intérieur du bras de l’adversaire.

À chaque-temps mort, il faut se replacer le plus vite possible. « Avant, constate Nathan Petit, les temps de pause étaient plus longs. Maintenant, les arbitres peuvent nous faire reprendre avant qu’on ait posé nos mains comme on le voudrait ». Ils prennent plus de temps en cas de situation conflictuelle (gaucher contre droitier) et surtout avec les judoka non-voyants.

L’organisation des compétitions de para-judo a changé après les Jeux de Tokyo : il existe désormais deux classifications de handicap visuel : malvoyants et non-voyants. Le nombre de catégories de poids ayant été réduit de sept à quatre, « le niveau a beaucoup augmenté ».

Une bonne chose d’après les athlètes pour qui cela « légitime » leur discipline. En France, les judoka para sont « de plus en plus nombreux » à participer à des championnats valides, régionaux ou nationaux. Augmenter encore le nombre de catégories, pour rassembler les athlètes souffrant d’un même handicap, ne serait pas une bonne idée, d’après Nathan Petit. « En allant trop dans le détail, on se retrouvait à deux ou trois dans certaines catégories ». À l’inverse, dans d’autres sports, comme la natation, il sait que certains athlètes ne participent plus aux Jeux paralympiques car la performance est presque impossible pour les athlètes ayant un handicap plus lourd. « C’est très dur de trouver le système le plus juste », convient le médaillé de bronze des championnats du monde de Birmingham, en 2023. Sa déficience visuelle – une tache au milieu de la vue – génère des difficultés pour la vision du détail, la lecture ou l’identification des visages, le suivi des sports de balle.

« Le judo fait appel à la vision centrale mais pas du détail », explique-t-il. Pour compenser sa vue déficiente, mesurée à 1/20e, ses mains sont ses yeux. « Elles nous donnent un maximum d’informations. Si elles sentent la tension, c’est que mon adversaire m’attire vers l’arrière ; si c’est l’inverse, c’est qu’il pousse ». La musculation de ses « outils de travail » est essentielle car « on a besoin que nos mains soient très fortes ». Les entorses aux doigts, fréquentes, n’empêchent pas de s’entraîner.

Dans sa vie professionnelle, Nathan Petit utilise la loupe de Windows pour afficher les pages à 200% sur l’écran de son ordinateur. Pour la lecture de longs documents, il a recours à un outil assez récent, aisément accessible dans les réglages d’Apple : la synthèse vocale. « Elle me permet de reposer mes yeux et de travailler plus longtemps ». La technologie mise au service de l’accessibilité est une bénédiction pour les malvoyants.

L'interview

Portrait chinois

Si j'étais un autre sportif...

Je serais Damian Penaud

Si j'étais un film...

Je serais "Interstellar"

Si j'étais un animal...

Je serais un ours

Si j'étais une ville...

Je serais Toulouse

Si j'étais une chanson...

Je serais "Wonderwall" d'Oasis

Si j'étais un loisir...

Je serais un vol en parapente

Si j'étais une célébrité...

Je serais Christopher Nolan

DANS LA PLAYLIST

de Nathan

  • Wonderwall - Oasis
  • Sweet child - Guns N'Roses
  • Bohemian Rhapsody - Queen
  • Give a little bit - Supertramp
  • Chanson pour l'Auvergnat - Georges Brassens

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